Être authentique sur les réseaux sociaux : ce que ça signifie vraiment

06 Juil 2026

Aujourd’hui, on va voir comment être authentique sur les réseaux sociaux. Est-ce vraiment possible ? Est-ce même souhaitable ? Et surtout, de quelle manière pouvez-vous y parvenir ? On entend partout qu’il faudrait être authentique à 100 %, tout montrer de soi, ne rien filtrer, sous peine de perdre en crédibilité ou en lien avec sa communauté. Mais peut-on vraiment être soi-même sur les réseaux sociaux quand chaque contenu peut déclencher des désaccords, des critiques, voire des attaques de haters ? Et comment rester authentique à l’ère de l’intelligence artificielle ? Entre pudeur, intimité et mise en scène, difficile de savoir où placer le curseur. D’autant plus quand cette fameuse injonction à l’authenticité semble être devenue un nouveau code marketing à respecter. 

Je vous propose une réflexion de fond sur l’authenticité, nourrie de mon expérience et de ce que je mets concrètement en place sur Instagram. L’objectif : vous aider à prendre du recul sur le fameux « soyez vous-même » pour trouver ce qui vous correspond vraiment, à vous comme à votre business. Voici un aperçu du programme qui vous attend : le nice girl syndrome, les trois catégories de critiques à connaître et comment y répondre, la véritable question à vous poser en matière d’authenticité pour servir votre business, un exercice pratique, etc. Allez, c’est parti !

L’ENNEMI DE L’AUTHENTICITÉ SUR LES RÉSEAUX SOCIAUX

Quand on parle d’être authentique sur les réseaux sociaux, il y a un ennemi à connaître : le nice girl syndrome ou syndrome de la gentille fille. Concrètement, il vous pousse à :

  • Être toujours poli et écouter sans donner votre véritable avis.
  • Vous contenter d’un « d’accord » quand on vous contredit.
  • Bouillonner intérieurement tout en évitant le conflit.
  • Chercher systématiquement à comprendre l’autre, même lorsqu’il est brusque.
  • Prendre sur vous face à un comportement irrespectueux plutôt que de dire « là, je ne me sens pas respecté, ce n’est pas ok ».

Cette nice girl, c’était moi ! Aujourd’hui, elle a presque disparu, mais entre les années de déconstruction et les épreuves du feu, vous allez voir que la route a été longue 😅.

VISIBILITÉ EN LIGNE RIME AVEC CRITIQUES 

J’ai récemment décrypté le yapping, ce format qui explose en 2026 et qui consiste à s’exprimer face caméra comme on parlerait à un ami, pour gagner en authenticité.  

Une abonnée m’a raconté avoir publié son premier yap et s’être retrouvée noyée sous une avalanche de haters. 

Son post est devenu viral : 700 abonnés en 24 heures, mais aussi une énorme vague de critiques. Pourtant, elle fait de la photographie, un domaine plutôt loin des sujets qui divisent.

Avec ce boost de visibilité, elle n’a retenu que l’avalanche de haters (et je la comprends évidemment 🫶🏻). De mon côté, avec quelques années d’expérience en plus, je vois surtout l’opportunité : un contenu qui performe, donc 700 abonnés de plus à convertir !

Avoir envie de plus de visibilité tout en ayant peur, c’est appuyer sur l’accélérateur et le frein en même temps : on veut être visible et attirer des clients, mais sans aucune contradiction ni désaccord. 

Sauf que ça n’existe pas ! Il faut le dire clairement : visibilité rime avec critiques. Le jour où vous décidez d’être visible, vous signez aussi pour être critiqué, tôt ou tard, parfois de manière tellement absurde que ça en devient risible.  

Même la Tour Eiffel, un monument en métal, a de mauvais avis sur Google. Même votre restaurant préféré a forcément un avis négatif, souvent de mauvaise foi.

Alors, retenez ceci : un même contenu peut aussi bien vous attirer des clients en or que des haters. Le dénominateur commun, ce n’est pas vous 😉.

VOS HATERS ET VOS CLIENTS REGARDENT EXACTEMENT LE MÊME CONTENU 

Retour d’expérience sur Instagram

Je peux résumer mon propre rapport au fait d’être authentique sur les réseaux sociaux en une phrase : je confondais visibilité et danger !

Pendant longtemps, dans la vraie vie, j’avais une peur bleue du conflit, j’évitais de dire non et je taisais mes désaccords. Autant dire qu’à mes débuts, cette construction personnelle n’a pas fait bon ménage avec le business en ligne 😬.

Ma première vraie prise de conscience est arrivée à 14 000 abonnés sur mon compte Instagram. Jusque-là, tout allait bien, avec une communauté bienveillante façon monde des bisounours.  

Puis les premières critiques sont arrivées, plutôt polies et constructives, du type : « je ne suis pas tout à fait d’accord », « ce concept mériterait d’être plus développé ». 

Mais j’ai vécu ces messages comme une remise en question identitaire, car j’avais peur de ne pas être apprécié. J’étais incapable de faire la différence entre un avis sur un contenu et un jugement sur ma personne.

Résultat : entre 14 000 et 30 000 abonnés, je ne créais plus du contenu pour apporter de la valeur, mais pour me protéger des critiques. 

Je me souviens relire chaque description de post en me demandant « qu’est-ce qu’on pourrait me reprocher ? ». 

Même aujourd’hui, à 98 000 abonnés, il m’arrive encore, sur certains sujets clivants, d’anticiper les retours plutôt que d’assumer directement et pleinement mon opinion 🙈.

Si vous vous reconnaissez là-dedans, rassurez-vous : ce n’est pas une fatalité et vous allez réussir à créer du contenu efficace sur les réseaux sociaux

La question à vous poser à chaque publication est celle-ci : est-ce que vous concevez ce post pour apporter de la valeur à vos clients ou pour vous prémunir des critiques de potentiels haters ?

Gardez en tête que vos haters et vos meilleurs clients regardent exactement le même contenu. Certains vont critiquer, d’autres vont l’enregistrer, l’envoyer à un ami et acheter chez vous 💰. 

Pour un contenu identique, deux réactions opposées sont possibles. C’est bien la preuve que vous n’êtes pas le problème : ce sont les peurs et les convictions de chacun qui façonnent la réception de votre contenu.

Vos haters ne sont pas un problème mais de la data

Vos haters ne sont pas un problème, ce sont, pour caricaturer un peu, des KPIs (indicateurs clés de performance), c’est-à-dire des chiffres, des statistiques, bref de la data ! 

Je me souviens d’une phrase que mon père, entrepreneur, me répétait au début de la création de mon entreprise TheBBoost : « Aline, si tu n’as pas de critiques, c’est que tu fais mal ton travail ».

En effet, si personne ne vous critique, c’est soit que vous êtes invisible, soit que votre contenu est tellement lisse qu’il n’attire même pas l’attention. 

C’est le revers de la médaille : si personne ne prend la peine de vous critiquer, personne ne prend non plus la peine de s’intéresser à vous ou d’acheter vos offres.

Être critiqué, c’est la preuve que votre message percute et que votre voix porte. J’en ai tiré un mantra : « si personne ne me déteste, c’est qu’il y a vraiment un problème 😅 ».

L’IMAGE QUE VOTRE AUDIENCE SE FAIT DE VOUS NE VOUS APPARTIENT PAS 

Vous avez sûrement déjà entendu cette phrase : vouloir plaire à tout le monde, c’est ne plaire à personne. Pour être authentique sur les réseaux sociaux, il faut être en paix avec l’idée de ne pas faire l’unanimité.

Un jour, lors d’une soirée d’entrepreneurs où je connaissais peu de monde, j’ai pris le temps d’échanger avec chaque participant. 

Quelque temps après, j’ai appris qu’une des personnes présentes, à qui j’avais simplement dit bonjour et au revoir, était allée dire à des amis en commun : « Aline, c’est une énorme hypocrite » 😳. 

Je n’ai toujours aucune idée de la raison. J’ai même vérifié dans mes messages Instagram pour voir si on avait déjà échangé. Réponse : non ! Cette personne n’était même pas abonnée au compte Instagram TheBBoost.

Alors, oui, en faisant preuve d’authenticité, certaines personnes projettent sur vous une image qui ne vous correspond pas et gardent une mauvaise impression. Mais vous n’y pourrez rien, alors apprenez à lâcher prise. 

LES 3 TYPES DE CRITIQUES À CONNAÎTRE ET COMMENT Y RÉPONDRE 

Les critiques des haters à ignorer purement et simplement

Avec le temps, j’ai identifié trois catégories de critiques à affronter quand on choisit d’être authentique sur les réseaux sociaux, chacune avec ses propres codes.

Cette première catégorie regroupe les trolls d’Internet : ceux qui insultent, lancent des obscénités ou vous accusent de tout et n’importe quoi. 

Je reçois régulièrement des commentaires du type « sale coach de Dubaï, va te faire… », alors que je n’y ai mis les pieds qu’une seule fois, il y a des années, pour quinze jours 😄. Sans compter que toutes mes sociétés sont domiciliées en France.

Face à ce type de profil, la règle est simple : don’t feed the troll, autrement dit, ne nourrissez jamais un troll. 

Supprimez, bloquez et n’accordez pas la moindre once d’attention à ces personnes. Répondre, c’est entrer dans une spirale de haine qui engloutit tout votre temps et votre énergie pour rien.

Je le sais, c’est plus facile à dire qu’à faire, surtout au début. Mais à chaque fois que ça se reproduit, on devient un peu plus solide, jusqu’à ce que ça ne fasse plus vraiment effet. 

Les critiques passives agressives à désamorcer avec humour

La deuxième catégorie regroupe les critiques piquantes et passives-agressives, souvent bien tournées, enrobées d’une fausse bienveillance qui les fait presque passer pour constructives 🙄. 

Elles sont les plus pernicieuses, car elles donnent l’impression d’une bonne intention qui n’existe pas. 

On les repère grâce à une sorte de formule signature : « J’ai envie d’être bienveillante, mais… ». Dès qu’il y a un mais, la suite n’a généralement rien de bienveillant !

Face à ce type de critique, deux options fonctionnent bien selon la personne et le contexte : l’humour ou jouer la carte de la neuneu 😂. Concrètement, soit :

  • Je réponds avec une pointe d’humour, ce qui fait souvent retomber la tension immédiatement. La personne se sent un peu bête de voir que je ne rentre pas dans son jeu. 
  • Je joue la carte de celle qui n’a rien compris, c’est-à-dire de la fausse naïveté ⁉️.

Ce cas de figure arrive très souvent sous mes publicités, l’endroit où je reçois le plus de critiques, notamment sur Meta. 

Récemment, sous une publicité pour un audit gratuit boosté à l’IA, une personne a commenté : « Si je peux me permettre un retour bienveillant, c’est n’importe quoi de dire que c’est gratuit, alors qu’on sait très bien qu’à la fin, vous collectez nos adresses email pour nous vendre vos sales produits ». 

J’ai simplement répondu : « Je ne comprends pas. Oui, on vous demande une adresse mail, mais rien n’est payant et vous pouvez vous désinscrire à tout moment. Pouvez-vous me confirmer que vous voyez bien le lien de désinscription en bas du mail de confirmation ? ». 

Voilà, c’est ça jouer la neuneu 😁 : répondre légèrement à côté, sans se montrer touché, tout en restant de bonne foi. 

Les critiques constructives : une véritable mine d’or 

La troisième catégorie regroupe les critiques constructives, formulées avec bienveillance et sans attaque personnelle. Elles expriment simplement un désaccord né de convictions différentes. 

Par exemple, dès que j’aborde le sujet de l’intelligence artificielle, certains d’entre vous me disent ne pas être à l’aise avec son impact écologique et regrettent que j’en fasse la promotion auprès d’une communauté aussi large que la mienne.

Face à ce type de retour, ma seule réponse honnête est : « Je vous entends ». Non pas dans le sens où je vais changer de position, mais dans le sens où je comprends vos valeurs et je respecte que vous me le disiez. Ne pas être d’accord avec moi ne signifie pas être contre moi.

C’est pour cette raison que cette troisième catégorie est, à mes yeux, la plus précieuse : une critique constructive est toujours une mine d’informations. 

La question à vous poser est simple : utilisez-vous cette critique pour ajuster quelque chose dans votre business ou accueillez-vous simplement l’opinion de l’autre sans y donner suite ?

Dans le cas de l’IA, je choisis de ne pas arrêter d’en parler, car c’est une conviction forte de mon business. Mais je peux intégrer ce feedback autrement, en créant du contenu sur l’IA et l’écologie et pour interroger les usages réellement nécessaires face à ceux qui le sont moins (comme générer huit images de chatons par jour !). 

L’idée est d’apprendre à accueillir une critique constructive sans laisser son ego parasiter une remarque bienveillante 🫶🏻.

QUAND ÊTRE AUTHENTIQUE SUR LES RÉSEAUX SOCIAUX DEVIENT UNE STRATÉGIE MARKETING 

Même si j’emploie le mot authenticité, je dois avouer que je ne l’aime plus vraiment, car il est devenu un mot à la mode, presque une injonction.

Être vrai, être soi s’est transformé en stratégie marketing à part entière et votre audience le ressent. 

À l’origine, montrer les coulisses, ses larmes et ses échecs partaient d’une bonne intention : se rassurer les uns les autres et créer du lien.

Mais aujourd’hui, être authentique sur les réseaux sociaux est devenu un format presque scénarisé et une technique de copywriting comme une autre, où la vulnérabilité est mise en scène. 

Il existe même une authenticité performative, à tel point qu’on ne sait plus vraiment ce que ce mot signifie. Tout le monde l’utilise pour dire un peu tout et n’importe quoi.

POURQUOI L’INJONCTION À ÊTRE PLUS AUTHENTIQUE NE VEUT RIEN DIRE

Pensez à une personne que vous trouvez profondément authentique. Ensuite, posez-vous la question suivante : qu’est-ce qui vous donne cette impression d’authenticité ? 

Peu importe la réponse, rappelez-vous que ce sentiment d’authenticité reste une impression et une projection de votre part. 

En effet, rien ne garantit que ce soit vrai. Et en réalité, ça ne peut objectivement pas l’être : personne n’est filmé 24h/24 et il est impossible de retranscrire en ligne toutes les micro-fluctuations d’humeur d’une journée entière.

D’ailleurs, être authentique sur les réseaux sociaux, ça concerne quoi exactement ? Notre personnalité ? Nos traits de caractère ? Nos réactions ? 

Chez moi, tous ces éléments changent constamment. La Aline du matin n’est pas celle du soir, celle qui a faim, celle qui a bien dormi ou celle qui vient de vivre une bonne journée business. Ces versions de moi sont presque des personnes différentes.

Alors, laquelle est la vraie ? Vous me direz sûrement que toutes le sont. Mais dans ce cas, laquelle montrer sur les réseaux sociaux ? 

Ma conviction, c’est que chacun porte de multiples visages, façonnés par mille facteurs différents. Il y a :

  • La personne que vous êtes seul, quand personne ne vous regarde → Celle qui râle, qui danse, qui se parle à elle-même. 
  • La personne que vous incarnez en public ou sur les réseaux sociaux où entrent en jeu les codes sociaux, les croyances et parfois certaines peurs.  

Alors, quelle est votre version la plus authentique : celle qui respecte les codes de la société dans l’espace public ou celle qui chante sous la douche en toute liberté ? 

Est-ce que le simple fait de respecter certaines convenances dans la rue (comme ne pas danser nu comme dans votre salon 😄) signifie que vous êtes moins authentique pour autant ? La question mérite d’être posée. 

C’est exactement pour cette raison que l’injonction à « être plus authentique » ne veut, selon moi, rien dire concrètement.

QUELLE FACETTE DE VOUS VOULEZ-VOUS INCARNER SUR LES RÉSEAUX SOCIAUX 

Plutôt que de vous demander comment être plus authentique sur les réseaux sociaux, demandez-vous : quelle version de vous avez-vous envie d’incarner publiquement ? 

C’est précisément là que tout se joue, car vous avez une multitude de facettes et certaines ne servent tout simplement pas votre business. Par exemple :

  • Sur les réseaux sociaux, à travers TheBBoost, vous connaissez une facette de moi → La Aline stratégique et carrée, avec ses méthodes, qui incarne un peu plus de leadership au fil du temps et documente la construction de son business. 
  • Par contre, vous n’avez pas la Aline spirituelle, parfois complètement perchée, hypersensible et qui pleure au moindre imprévu. Beaucoup de ces facettes restent privées, tout simplement parce qu’elles ne servent pas mon business.

Ça me fait penser à cette interview de Beyoncé, qui évoquait son alter ego, Sasha Fierce. Elle expliquait que pour affronter certains tournages exigeants ou les jours sans motivation, elle se glissait dans cette facette d’elle-même. Non pas un autre personnage, mais une partie d’elle-même mise en avant pour l’aider à passer à l’action.

Alors, qui est votre Sasha Fierce ? Quelle facette de votre personnalité avez-vous envie d’incarner ? C’est précisément là que se trouve la clé de l’authenticité sur les réseaux sociaux.

Tout devient plus simple le jour où on arrête de se demander comment être pleinement soi-même, avec toutes ses peurs et ses zones d’ombre. La vraie question devient : quelle facette de soi mérite d’être incarnée en ligne, au service de son business et de ses clients 😌 ?

Ça simplifie aussi le rapport à la menace perçue de l’IA, en mode « L’IA va me remplacer, elle génère du bon contenu, comment rester authentique face à ça ? ». 

En réalité, ce qui reste rare et impossible à copier, ce sont vos convictions, votre vécu et vos expériences. L’IA peut imiter un style, mais jamais un vécu ni des cicatrices 😉.

Le même raisonnement s’applique au marketing. Face à l’injonction de suivre chaque tendance, la vraie question n’est plus de savoir comment devenir un caméléon, mais comment votre marketing peut révéler la facette que vous avez choisi d’incarner

C’est exactement l’approche que j’enseigne aux entrepreneurs que j’accompagne : quelle facette de vous allez-vous mettre en ligne et comment votre marketing peut-il la rendre plus lisible, plus claire et plus impactante ?

ET SI VOTRE PERSONNALITÉ N’ÉTAIT QU’UN BOUCLIER CONTRE LE REGARD DES AUTRES  

Certains d’entre vous se disent peut-être : « J’ai une personnalité calme, je n’ai pas d’opinion tranchée, je privilégie l’écoute et la nuance à l’affirmation ». J’ai envie de vous challenger sur ce point, car je l’ai vécu moi-même et je le vis encore parfois.

Préférer écouter plutôt que parler, privilégier la nuance à l’opinion tranchée : est-ce vraiment un trait de personnalité ou un bouclier pour éviter le jugement ? 

Quand on se contente d’écouter sans jamais s’exprimer, on évite naturellement la critique. Quand on reste constamment dans la nuance, c’est souvent parce qu’on redoute d’être mal perçue.

La vraie question est : qu’est-ce qui relève réellement de votre personnalité et qu’est-ce qui relève d’une peur, d’une croyance ou d’une éducation déguisée en trait de caractère ? 

Il n’y a ni bonne ni mauvaise réponse. Chaque personne porte en elle des convictions et des choses à dire. Bien souvent, ce qui empêche de les exprimer, ce sont des peurs ou une éducation reçue.

Mais nous vivons dans une ère où savoir s’exprimer devient un véritable atout pour attirer des clients. En effet, les gens ne viennent pas vers vous parce que vous êtes objectivement le meilleur, mais parce qu’ils se reconnaissent dans vos valeurs et ce que vous défendez. 

Ce serait donc dommage d’étouffer cette facette de votre personnalité qui pourrait résonner auprès de votre audience 😉.

4 QUESTIONS POUR SAVOIR QUELLE VERSION DE VOUS EXPOSER PUBLIQUEMENT

Pour identifier la part de vous que vous avez envie d’incarner publiquement, voici quatre questions à vous poser :

  • À quoi ressemble la part de vous qui sert le mieux votre business ? Dans mon cas, c’est la Aline structurée et leader, pas celle qui doute ni la Aline spirituelle.
  • Qui avez-vous envie d’attirer ? La version de vous que vous choisissez d’incarner doit naturellement attirer vos clients idéaux.
  • Qu’avez-vous envie qu’on retienne de vous, en une seule phrase ? C’est un excellent moyen de clarifier ce que vous défendez et donc la direction à donner à votre image publique.
  • Qu’est-ce que vous refusez de taire ou de faire en public ? Autrement dit, où se situent vos limites.

En répondant à ces quatre questions, vous allez identifier la version de vous, authentique, certes, mais surtout stratégique, que vous avez envie de pousser en ligne. 

Vous pouvez même lui donner un surnom, à la Sasha Fierce 😉. Et souvenez-vous que cette version n’est pas un masque : c’est une facette de votre personnalité, sélectionnée consciemment parce qu’elle sert votre business. 


Vous voyez qu’être authentique sur les réseaux sociaux ne consiste pas à tout montrer de vous, mais à choisir consciemment la facette de votre personnalité que vous avez envie d’incarner publiquement. Celle qui sert réellement votre business, vos clients et vos convictions. À l’inverse, le nice girl syndrome ne vous rend service en rien, car il vous pousse à rester lisse, à éviter les vagues, à fuir le conflit à tout prix et donc à taire ce qui constitue votre singularité. N’oubliez pas que vos haters et vos meilleurs clients regardent toujours le même contenu, que la critique reste inévitable et que l’authenticité en mode copie conforme de vous-même n’existe tout simplement pas. Ce que vous pouvez maîtriser, en revanche, c’est la version de vous que vous décidez de mettre en lumière. Celle que ni l’IA ni les tendances marketing ne pourront jamais copier. Alors, avez-vous réussi à identifier cette facette de vous à incarner ? J’ai hâte de vous lire en commentaire !    

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