Aujourd’hui, j’accueille Nadia Alami sur le podcast. Nadia a réussi à faire x3 sur son chiffre d’affaires en une seule année suite à un déclic, alors qu’elle exerce un métier que beaucoup jugent… inutile. Payer quelqu’un pour vous aider à ranger votre maison ? Sur le papier, ça paraît être le service le plus difficile à vendre au monde. Et pourtant, Nadia a construit un business solide autour du Home Organizing, en partant de zéro, sans réseau et avec deux enfants en bas âge qu’elle élève seule.
Mais avant de poursuivre, faisons les présentations : Nadia Alami est coach en rangement (ou « home organizer » pour les puristes), formée par Marie Kondo elle-même. Dans cet article, je vous partage les différentes étapes par lesquelles elle est passée ces dernières année : de ses débuts avec un side-business au déclic qui a tout changé lors de l’un des séminaire The B Show. Vous allez voir que, dans son cas, la stratégie a moins compté que le mindset, et qu’un objectif fort peut faire toute la différence. Allez, c’est parti !
QUI EST NADIA ALAMI ET POURQUOI SES OFFRES SEMBLENT « IMPOSSIBLE » À VENDRE ?
Nadia Alami est coach en rangement (ou « home organizer » en bon anglais), elle s’est formée en 2018 auprès de Marie Kondo, la papesse du rangement elle-même, qui a popularisé l’idée de désencombrer sa maison comme un geste de liberté et de connexion à soi.
Elle travaille en très grande majorité avec des femmes (qui représentent, le dit-elle, 99,99% de sa cible).
Or, le souci qu’elle rencontre à ses débuts, c’est que le rangement est perçu comme quelque chose qu’on a plutôt tendance à faire soi-même, chez soi. Nadia l’entend en permanence de la bouche de ses clientes ou de leur entourage : « tu pourrais le faire toi-même », « c’est facile, t’as qu’à jeter ». Sa réponse : si avoir une maison organisée était aussi simple que ça, ce serait le cas chez tout le monde. Or ça ne l’est pas.
Concrètement, retenez que ce n’est parce que voter métier est « dur à vendre » (en l’occurrence, car cela concerne quelque chose que vos clients n’ont pas l’habitude de déléguer), que ça veut signifie que ce que vous faites n’a pas de valeur. Si votre marché a l’impression que « n’importe qui pourrait le faire », ce n’est pas une raison de sous-évaluer ce que vous apportez : c’est un travail de pédagogie à mener (éduquer votre marché), pas un signal qu’il faut baisser vos prix.
COMMENT A-T-ELLE COMMENCÉ, ET COMMENT A-T-ELLE ÉDUQUÉ SON MARCHÉ ?
Nadia s’est lancée en 2018. À l’époque, elle se rendait directement chez ses clientes pour des sessions de 4h à 5h, pour trier et organiser un dressing par exemple. Mais en 2018, la situation était radicalement différente d’aujourd’hui : ce n’était même pas encore une question de prix ou de besoin, c’était littéralement une méconnaissance de l’existence de son métier.
Nadia résume ça avec beaucoup d’honnêteté : en se lançant elle était « hyper optimiste », mais elle n’avait pas validé son marché avant de se lancer.
Pour construire sa visibilité, elle a fait ce que beaucoup d’entrepreneures ont fait à cette époque : elle a foncé sur les réseaux, ouvert une chaîne YouTube, créé des vidéos imparfaites. Mais malgré ces débuts et toutes ces imperfections : ça ne l’a pas empêchée de vendre ses premières prestations.
Le déclic de cette période, c’est le moment où elle s’est rendue compte que ce qu’elle apportait à ses clientes n’était pas juste une technique de rangement, mais une présence, une écoute. Beaucoup de ses clientes se sentaient seules et ses sessions de home organizing offraient un moment de connexion avec d’autres femmes qui en avaient terriblement besoin.
LE MOMENT DU PASSAGE À UNE ACTIVITÉ 100% EN LIGNE
Le vrai tournant arrive avec le Covid. Nadia travaillait alors à temps plein comme responsable administrative et financière, en plus de son activité d’e coach en rangement en présentiel d’home organizer. Le confinement a rendu cette activité impossible : plus personne ne pouvait la recevoir.
Elle a alors pris la décision de se lancer dans le digital : une chaîne YouTube, un lead magnet et un premier programme en ligne vendu 100% en organique. Sa toute première « formation » était un PowerPoint filmé, avec le bruit du ventilateur de son ordinateur en fond sonore. Le produit s’est quand même vendu ! 🔥
Pendant deux ans, elle a organisé des webinaires tous les mardis soirs. Son 1er webinaire lui a rapporté environ 2 000€ de chiffre d’affaires, pour une formation vendue 187 euros. Elle décrit ce moment comme un déblocage mental : réaliser qu’elle pouvait faire « l’équivalent de son salaire en 2h ou 3h » a été un signal fort que quelque chose fonctionnait, malgré la difficulté de la période.
Ce qu’on en retire : les débuts en ligne sont rarement « propres » et confortables. Ce qui compte, ce n’est pas la qualité de production initiale, c’est la capacité à tenir un cap, a accepter l’imperfection et la notion de progrès de semaine en semaine, et de tenir le rythme malgré des contraintes personnelles difficiles.
COMMENT LE MINDSET A-T-IL PRIS LE PAS SUR LA STRATÉGIE ?
Au fil de son parcours entrepreneurial Nadia s’était construite une nouvelle identité : celle de la « Wonder Woman », la maman solo qui galère mais qui y arrive quand même. Elle refusait systématiquement les compliments sur sa résilience, parce que cette identité de guerrière la nourrissait et lui donnait une reconnaissance sociale à laquelle elle s’était attachée, sans même s’en rendre compte.
Elle a donc décidé de se faire accompagner par une coach mindset, qui lui a permis de sortir de ces schémas et d’assumer pleinement son rôle de cheffe d’entreprise et de leadeuse.
Pour faire grandir son entreprise et obtenir des résultats, le travail sur les blocages personnels n’est souvent pas facultatif : c’est généralement le vrai goulot d’étranglement d’un entrepreneur, plus que la stratégie elle-même.
QUEL A ÉTÉ LE DÉCLIC QUI A PERMIS DE FAIRE X3 SUR SON CHIFFRE D’AFFAIRES EN QUELQUES MOIS À PEINE ?
Le vrai tournant s’est joué lors du séminaire TheBBoost, en novembre 2025. Nadia y a discuté dans un couloir avec un de mes amis proches dont le business cartonnait. Il lui a posé tout un tas de questions précises sur ses résultats, notamment sur son ROAS (retour sur les dépenses publicitaires, c’est-à-dire combien elle encaisse en chiffre d’affaires pour chaque euro dépensé en publicité). Ce dernier étant excellent (entre 5,5 et 7) et face à ces bons chiffres, il lui a demandé pourquoi elle ne faisait que deux lancements par an.
Nadia a sorti toute la liste de ses excuses : maman solo, fatigue, problèmes de santé, peur de faire une dépression, peur de couler sa boîte. Il lui a simplement répondu : « si tu veux faire du chiffre, t’as qu’à faire un lancement tous les mois. »
Cette phrase a énormément marqué Nadia et elle a fini par prendre un carnet, lister toutes ses excuses, et écrire en face de chacune un plan d’action concret :
- pour la peur de faire une dépression, continuer le sport et le sommeil,
- pour la peur de couler sa boîte, avancer de façon posée plutôt que précipitée,
- pour le manque de temps avec ses enfants, prendre une assistante,
- pour chaque autre excuse, une action correspondante.
Elle a ensuite programmé 8 challenges sur l’année, recruté une assistante et deux coachs en rangement qu’elle avait elle-même formées, sans même savoir exactement combien les payer ni comment structurer l’ensemble. Elle s’est lancée quand même, se disant qu’elle trouverait bien les solutions au fur et à mesure.
Le résultat : après une année 2025 clôturée à 60 000 euros de chiffre d’affaires, Nadia a réalisé 100 000 euros en 5 mois sur 2026, avec une projection à 150 000 euros sur l’année. Elle a aussi arrêté tous les produits annexes qui lui prenaient du temps sans rapporter suffisamment, pour se concentrer sur une seule offre : sa formation « Désencombrer sa vie »
Concrètement, retenez que le déclic n’est venu ni d’une nouvelle technique, ni d’un nouveau tunnel de vente, mais d’un plan d’action écrit pour neutraliser chaque excuse une par une. C’est un exercice que vous pouvez reproduire dès maintenant.
POURQUOI LE « MOCHE » CONVERTIT-IL MIEUX QUE LE « BEAU » ?
Nadia partage cette observation : ses publicités les plus performantes sur Meta sont systématiquement les visuels les moins travaillés plutôt que les vidéos professionnelles pour lesquelles elle a investi du temps et de l’argent. Sur sa dernière campagne, elle a produit 12 publicités vidéo travaillées, et c’est pourtant le visuel le plus simple qui a le mieux fonctionné.
Elle établit un lien direct avec ce qu’elle observe sur ses contenus organiques : les posts qui vendent le mieux ne sont pas les plus jolis, ce sont ceux qui montrent de l’authenticité, de la transparence, où on voit la personne derrière le contenu et ses valeurs.
L’authenticité perçue pèse souvent plus lourd dans la décision d’achat que la qualité du contenu. Ce n’est pas une excuse pour ne jamais soigner ses posts, mais une invitation à arrêter de bloquer sur la perfection avant de publier.
SE FAIRE ACCOMPAGNER À CHAQUE ÉTAPE
Un fil conducteur traverse tout le parcours de Nadia : elle ne s’est jamais formée seule. Blog, création de site avec WordPress, programme business, gestion des publicités Meta, coaching mindset : à chaque étape, elle a identifié la personne qui lui semblait la plus compétente, et elle est allée se former avec elle.
Elle formule ça comme un principe simple : identifier son besoin, trouver la personne la mieux placée pour y répondre, et y aller.
Concrètement, retenez que se faire accompagner peut être un vrai raccourci. Essayer de tout comprendre seul, notamment sur des sujets techniques qui évoluent très vite (comme la publicité en ligne), revient souvent à perdre un temps précieux qu’on pourrait consacrer à ce qui fait vraiment avancer le business.
QUELLE EST LA LEÇON LA PLUS IMPORTANTE QU’ELLE RETIENT DE CE PARCOURS ?
Interrogée sur la leçon principale à retenir de toutes ces années, Nadia parle avant tout d’avoir un objectif fort. Elle a remarqué, notamment en discutant avec d’autres entrepreneurs, que ceux qui n’avancent pas sont souvent ceux qui n’ont pas d’objectif suffisamment clair ou suffisamment fort pour les porter.
Cet objectif, selon elle, n’a pas besoin d’être forcément financier. Il peut s’agir d’accompagner un maximum de femmes, ou de montrer à ses enfants qu’on peut être séparée, seule, et malgré tout réaliser ses rêves. Ce qui compte, c’est de ne jamais lâcher cet objectif, même dans le doute ou la difficulté, même si le chemin pour y arriver n’est pas celui qu’on avait prévu au départ.
Voici les points qu’elle résume elle-même :
- se donner un objectif fort et identifiable, pas juste « faire du chiffre » vaguement,
- accepter que le chemin pour y arriver ne sera pas toujours celui prévu au départ,
- ne pas revenir en arrière quand on se rend compte qu’on a pris le mauvais chemin, mais ajuster,
- se rappeler que sans objectif clair, on retourne facilement vers des endroits où on n’avait pas envie d’aller.
RETROUVEZ NADIA ALAMI
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- YouTube : https://www.youtube.com/@desencombretavie
- Son livre : De la place chez toi, de la place en toi
- Lead magnet « 10 conseils rangement ».
L’histoire de Nadia Alami montre qu’un business jugé « impossible à vendre » peut devenir solide dès qu’on y met de la structure et du mental. Retenez ses points clés : éduquer son marché avant même de penser conversion, accepter des débuts hyper imparfaits (PowerPoint filmé, vidéos bricolées) sans que ça freine les ventes, sortir de son identité de Wonder Woman pour enfin assumer sa réussite, transformer chaque excuse en plan d’action concret plutôt que de la laisser bloquer l’avancée, et surtout se fixer un objectif fort dont on ne s’écarte jamais, même quand le chemin se complèxifie. Ce qu’il faut retenir, c’est que la technique compte moins que la clarté mentale et la persévérance assumée. Et si vous avez besoin d’un cadre pour transformer vos propres excuses en actions concrètes et structurer votre prochaine étape, vous pouvez rejoindre mon Bootcamp Signed.
