Parce que la vie d’entrepreneur est loin (mais alors très loin) d’être un long fleuve tranquille, vous pouvez vous retrouver confrontés à des situations fort désagréables (pour rester polie).

Au cours de ces dernières années, j’ai vécu pas mal d’expériences et ai appris pas mal de leçons au passage. Mais l’une d’elles m’a particulièrement marqué.

Et pour cause, puisqu’il s’agit de la pire leçon que j’ai apprise en business.

J’ai eu envie de la partager avec vous pour vous faire part de ce que j’en ai retiré (et éventuellement vous éviter de reproduire la même erreur que moi).

LE CONTEXTE ET L’HISTOIRE DE CE QU’IL S’EST PASSÉ ?

Je vais vous expliquer un peu le contexte et vous allez vite comprendre le problème que je n’ai pas su voir à l’époque (oulala ce teasing #hollywood !).

C’était il y a trois ans, quand j’étais encore retoucheuse photo pour de grandes marques. Je travaillais sur des projets à l’unité où les missions que j’acceptais dépassaient rarement 10 visuels. Je ne donnais donc pas dans la quantité industrielle.

Et c’est alors qu’est arrivé un nouveau client que vous connaissez certainement : l’Occitane en Provence (pour ne pas le nommer). Ils avaient besoin de faire retoucher l’ensemble des visuels produits pour leur site internet.

Le deal était plutôt simple : retoucher 800 visuels en 3 semaines pour un tarif de 2 € par unité.

En principe, cette mission aurait dû aller très vite puisqu’il n’y avait que de petites retouches à faire sur chaque visuel.

Le défi consistait donc surtout à traiter le volume. 

Sauf que je n’avais pas pris la mesure des compétences nécessaires pour y faire face !

Et là, c’est le drame !

Ne maîtrisant pas la gestion de projet à aussi grande échelle, je me suis retrouvée totalement épuisée au bout de 15 jours avec des clients mécontents parce que je n’arrivais pas à tenir le rythme.

L’ERREUR QUE J’AI COMMISE

J’ai commis l’erreur d’accepter un projet sans avoir les compétences pour le faire correctement, c’est-à-dire de travailler de manière convenable pour le client, mais aussi pour moi.

Et même pire, au lieu de soulever le problème dès la première semaine, je me suis enfermée dans mon silence.

Le client était mécontent et ne manquait pas de me le dire. Et moi, pendant ce temps là je me débattais en silence avec un volume que je ne pouvais pas absorber (en me levant tous les jours à 4h du matin, et en me couchant à 1h pour essayer de tenir le rythme).

CE QUE J’AURAI DÛ FAIRE POUR SORTIR DE CETTE SITUATION 

Ce que j’ai appris

La solution pour sortir de cette situation tellement inconfortable était pourtant toute simple : COMMUNIQUER !

Si jamais vous avez mal estimé un projet, que vous vous rendez compte que finalement vous n’avez pas les compétences, ou que votre client vous l’a faite à l’envers (car ça arrive aussi…), ne vous renfermez pas sur vous-mêmes en vous disant “Je vais faire comme je peux, ça va passer”.

Ça arrive tout le temps de se tromper ! Et ce n’est pas grave. Mais ne restez pas avec ça, tout seul dans votre coin.

Comment communiquer avec son client quand quelque chose ne va pas ?

Peu importe ce qui cloche dans le projet que vous a confié votre client, parlez-lui. Mais pas n’importe comment.

Communiquez uniquement sur des faits en expliquant très calmement :

  • ce qui avait été convenu précisément
  • pour quel tarif
  • pourquoi vous ne pouvez pas le faire

Ne laissez pas vos émotions prendre le dessus sur votre professionnalisme.

Il est essentiel de mentionner uniquement des faits et de rester neutres, même si je sais que cela peut vraiment être difficile.

S’il le faut, attendez un moment que le pic émotionnel redescende avant d’écrire un mail (toujours en restant très factuels) à votre client.


Voilà les cookies, vous connaissez la pire leçon que j’ai apprise en business. Quoi qu’il arrive, ne vous renfermez pas. Bien au contraire, communiquez ! Cela vous évitera bien des drames.

4 Comments

  1. Hello Aline,
    L’avantage c’est qu’on apprend toujours de n’importe quelle situation !
    Malgré tout ce n’est pas évident de reconnaître qu’on est pas à la hauteur sur le moment.
    Merci pour ton partage d’expérience 🙂
    bisous

    • Hello Aurélie, merci pour ton retour ! C’est exactement l’idée, et je dirais même plus : c’est de ce genre de situation qu’on apprend le plus haha !

  2. Coucou Aline ! Merci pour ce retour d’expérience 😊 quand j’ai vu 800 photos je me suis dis woooow, tu devais avoir un sacré rythme pour pouvoir y arriver ! Chapeau ^^

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