Ces 6 erreurs à ne pas commettre pour développer son activité (j’ai testé pour vous !)

21 Fév 2022

Aujourd’hui, on va voir comment développer son activité. Pour ça, je vais vous laisser entrer dans les coulisses de mon entreprise. Vous le savez, j’aime partager avec vous mes réussites et mes stratégies qui fonctionnent le mieux. Cependant, je pense qu’il est aussi utile que je vous parle des 6 principales erreurs que j’ai commises et qui ont parfois un peu freiné l’évolution de mon business.  

Les erreurs que vous allez découvrir m’ont réellement fait perdre en efficacité, en énergie, en temps, et parfois même en chiffres d’affaires. Même si ces faux pas n’ont pas mis en péril mon entreprise, ils ont parfois ralenti un peu son développement. Je souhaite donc vous faire bénéficier de mon expérience, pour que vous puissiez (peut-être) ne pas reproduire ces fausses notes, afin de faire évoluer votre entreprise le plus rapidement et le plus sereinement possible. 

ERREUR No 1 – LANCER PLUSIEURS PROJETS EN MÊME TEMPS POUR DÉVELOPPER SON ACTIVITÉ

La première grande erreur que j’ai commise est de lancer plusieurs projets en même temps. Alors oui, je sais que ce sujet est un peu, disons, sensible 😅 Ne fuyez pas tout de suite ! 

Revenons à mes débuts dans le monde de l’entrepreneuriat. Je lance un nouveau projet (mon entreprise actuelle, TheBBoost) tout en exerçant mon activité de freelance. En parallèle, je crée aussi un side business, dans le domaine de la formation autour de la retouche photo. Je me lance alors le défi de mettre en place ce projet en seulement un mois. Je poste sur ma chaîne YouTube une vidéo par jour durant 30 jours, à ce sujet. 

Je vous donne la fin de l’histoire tout de suite. Environ 6 mois après avoir commencé ce fameux projet, je l’arrête pour deux raisons : 

  • Lancer deux projets en même temps pour développer son activité demande beaucoup trop d’investissement en termes de temps, d’énergie et de charge mentale. Selon moi, deux lancements simultanés sont impossibles si l’on veut être réellement efficace. 
  • J’ai créé ce side business, car j’avais l’expertise dans le domaine de la photographie et que j’avais repéré un réel besoin sur le marché. Cependant, je n’étais pas passionnée par ce projet. Ce dernier point est en réalité le plus essentiel si vous souhaitez réussir en entrepreneuriat.  

Donc, je vous conseille d’attendre que votre premier projet entrepreneurial soit réellement lancé, se développe et soit autonome pour en entamer un second.

Vous pouvez gérer plusieurs projets, mais je pense qu’il n’est pas efficace de réaliser plusieurs lancements en même temps.  

ERREUR N2 – ATTENDRE TROP LONGTEMPS POUR PASSER D’ENTREPRISE INDIVIDUELLE À SOCIÉTÉ

Cette seconde erreur est certainement, jusqu’ici, la plus grande de toute ma carrière… Elle m’a coûté é-nor-mé-ment d’argent !

J’ai trop attendu pour passer du statut d’entreprise individuelle à celui de société. Pourquoi ? Tout simplement parce que j’avais peur de sauter le pas et que personne ne me conseillait à l’époque.

Voici mon parcours dans le monde de l’entrepreneuriat : 

  • 2 015 à 2 018 ; statut d’entreprise individuelle sous le régime de la micro-entreprise (j’étais alors freelance).
  • 22 018 à 2 021 ; statut d’entreprise individuelle.
  • Avril 2021 ; statut de Société À Responsabilité Limitée (SARL) 🥳. 

J’ai donc vécu l’énorme ascension de mon business TheBBoost et mon premier lancement de la BSB Académie (mon programme signature), sous le statut d’entreprise individuelle… Grossière erreur 😱.  

J’ai généré un énorme chiffre d’affaires et j’ai donc dû payer plusieurs dizaine de milliers d’euros en termes de charges à l’URSSAF et compagnie. Alors, je ne dis pas que je n’aurais rien eu à verser si j’étais passé à un autre statut avant. Cependant, j’aurai évidemment économisé une partie de cette somme. 

Je ne me plains pas, car cet argent ne m’a pas manqué pour vivre correctement. Par contre, en prenant la bonne décision, au bon moment, j’aurais pu réinvestir une partie de cette somme dans ma société : délégation, recrutement, etc.

Pour faire évoluer votre activité efficacement, voici mes conseils : 

  • Ne restez pas dans le même statut juridique, juste parce que vous avez peur de sauter le pas.
  • L’optimisation financière doit faire partie de vos priorités, en tant que CEO (même si, comme pour moi, ce n’est pas une passion !). 
  • Contactez un expert-comptable et effectuez des simulations pour choisir le meilleur statut possible en lien avec l’avancée de votre business.  

ERREUR N3 – SOUS-ESTIMER SES PERFORMANCES ET CELLES DE SON ENTREPRISE 

Le manque de confiance en soi et en ses capacités, le fait de se sous-estimer, vous connaissez ? 

De mon côté, j’étais cette élève qui était certaine d’avoir complètement loupé son contrôle et qui finalement avait un 19/20 😏. Alors oui… Je sais que c’est très énervant. Mais j’étais réellement persuadée que je n’avais pas réussi.

Ce syndrome me poursuit encore un peu aujourd’hui. Et malheureusement, manquer de confiance en soi, c’est souvent se tirer une balle dans le pied pour développer son activité. 

Voici deux exemples :

  • Je me suis fixé un objectif de 300 000 euros pour le premier lancement de ma formation. J’ai atteint cet objectif très facilement, puis j’ai paniqué en coupant les publicités et communications par peur de ne plus maîtriser les chiffres qui s’envolaient. Résultats : préjudice en termes de volume de ventes.
  • Je choisis un logiciel qui m’impose de limiter à 1 000 personnes le nombre de places à une de mes masterclass de lancement de ma formation. Je suis alors sûre de ne pas atteindre ce nombre de participants. Le fait est que j’ai sous-estimé le taux de participation et qu’environ 200 personnes se sont retrouvées littéralement à la porte du live. Résultats : préjudice vis-à-vis de ma communauté.

Désormais, j’essaye de me fixer des objectifs que je pense irréalisables. Cependant, cela génère évidemment parfois certaines angoisses. Pas facile de trouver un juste milieu entre le challenge suffisamment haut, tout en étant suffisamment confortable pour ne pas être paralysé par la peur de passer à l’action. C’est en quelque sorte chercher la limite entre humilité et mégalomanie 😅. 

ERREUR N4 – NE PAS SAVOIR GÉRER LA CRITIQUE DANS SON BUSINESS

Pour développer son activité, il faut apprendre à gérer la critique. C’est exactement ce que j’ai eu du mal à faire durant l’année 2021 : j’ai voulu plaire à tout le monde. 

Vous allez certainement, vous aussi, expérimenter ce qui suit : 

  • Vous vous lancez sur les réseaux sociaux et l’audience est engagée (principalement sur Instagram, en ce qui me concerne). Au début, tout le monde est sympa et les personnes qui ne vous aiment pas ne prennent tout simplement pas le temps de vous faire de feedbacks négatifs. 
  • Plus votre audience grandit, plus votre message touche de personnes qui ne vous connaissaient pas. Vous multipliez alors le risque que certaines d’entre elles ne soient pas d’accord avec ce que vous dites.
  • Arrive le moment de bascule (15 000 abonnés pour moi) ou une partie de votre audience commence à prendre le temps de vous envoyer des critiques négatives, des conseils non sollicités, etc. 

Arrivée à cette étape, les émotions négatives que je ressentais m’ont poussé, plus ou moins consciemment, à lisser un peu mon discours pour essayer de plaire à tout le monde. 

Je me suis mise à lire et relire mes posts, afin d’être certaine que personne n’ait rien à redire. J’ai énormément nuancé l’ensemble de mes propos. C’était de l’autocensure en quelque sorte, en prévision des potentielles critiques à venir (qui étaient quand même présentes évidemment). 

Le problème est que raconter les mêmes choses que tout le monde, sans avis, sans jamais prendre parti, sans donner réellement son opinion, ça n’intéresse personne. Le risque est donc de perdre son audience. 

Alors, sachez qu’on se fait tous critiquer un jour ou l’autre sur les réseaux sociaux. La bonne nouvelle, c’est qu’en ouvrant un compte sur Instagram, vous allez avoir le temps de vous forger une carapace avant d’avoir ces fameuses critiques. 

Et lorsque les feedbacks négatifs feront leur apparition, je vous encourage évidemment à ne pas faire comme moi, à ne pas lisser votre discours pour ne pas perdre la communauté qui est déjà engagée à vos côtés.  

ERREUR N5 – DÉLÉGUER EN MODE MICROMANAGEMENT 

J’ai rapidement compris que, pour développer son activité, il faut savoir déléguer. Cependant, les choses ne s’arrêtent pas là (ça serait trop simple 😄).

Déléguer en mode control freak et micromanagement, ça ne fonctionne pas. 

Vous devez apprendre à prendre votre place de CEO au sein de votre entreprise. C’est ce que je fais actuellement en me faisant coacher. L’idée est d’arriver à répondre aux questions suivantes : 

  • Quelle place avez-vous envie d’occuper dans votre business ? 
  • Quelles sont les actions à mettre en place pour déléguer efficacement en tant que CEO ? 
  • Quel leader voulez-vous être pour votre équipe ? 

Vous allez vite voir que déléguer une partie des tâches de votre business n’est pas si facile que ça. Vous allez devoir travailler sur votre mindset, pour arriver à réellement déléguer, sans tout superviser.  

En ce qui me concerne, mon équipe m’aide aussi à prendre ma place de CEO. Je leur ai parlé de ma tendance à vouloir tout contrôler en leur demandant de ne pas hésiter à me faire leur feedback à ce sujet. 

Voici donc mes conseils pour que vous réussissiez à déléguer et à prendre votre place de CEO au sein de votre activité : 

  • Communiquez auprès de votre équipe, expliquez-leur vos éventuelles difficultés à lâcher prise sur certaines tâches.
  • Demandez à vos collaborateurs de vous faire des retours sur leurs ressentis à ce sujet, afin de vous aider à devenir un meilleur leader et de pouvoir à votre tour les aider du mieux possible dans leur travail.
  • Soyez authentiques et transparents avec votre équipe et faites leur confiance. 
  • Entamez un travail sur votre mindset pour devenir réellement CEO de votre business et développer votre activité. 

ERREUR N6 – PENSER QUE LA RÉUSSITE PROFESSIONNELLE EST PROPORTIONNELLE AU NOMBRE D’HEURES TRAVAILLÉES

Récemment, j’ai pris conscience d’une chose. J’ai tendance à penser que la réussite professionnelle est proportionnelle au nombre d’heures travaillées. En d’autres mots : on ne peut pas réussir sans travailler comme des bêtes ! J’ai un scoop… C’est faux ! 😏

Je lutte actuellement avec cette idée qu’il faut que je travaille 10 à 15 heures par jour, sept jours sur sept, sans prendre de vacances, pour réussir.

Alors oui, je suis toujours convaincu que développer son activité demande beaucoup d’investissement en termes de temps de travail :

  • Lors de la première année. 
  • Lors du lancement d’une offre. 

C’est presque inévitable si l’on souhaite booster son business et faire décoller son chiffre d’affaires. Tout cela dans le respect de son énergie, de ses contraintes, etc.

Cependant, je me rends compte désormais qu’il y a une différence entre être dans le rush en début d’activité, ou pour le lancement d’un projet précis, et être dans le rush tout le temps ! 

Ce surmenage, qui devient parfois la norme pour beaucoup d’entre nous, mène simplement à l’épuisement et parfois au burn-out.  

Je m’entoure désormais de beaucoup d’entrepreneurs qui connaissent autant de succès que moi, voire beaucoup plus, et qui travaillent quatre fois moins. 

Même si je n’ai pas encore LA solution, je commence à analyser leur organisation, leur mindset, etc., afin d’avoir des pistes d’amélioration pour mon propre business. 

Sachez en tout cas que vous ne pouvez pas enchaîner période de rush après période de rush en pensant qu’un jour les choses s’arrêteront d’elles-mêmes. C’est à vous de prendre la décision de ralentir un peu. Et pour trouver ce temps, pas d’autres choix que de vous imposer de le noter dans votre agenda. 

Il peut s’agir d’arrêter de travailler à 19 h chaque soir, ou tout simplement de prendre plus de moments de pause dans votre journée. Chacun son rythme. 

RÉFLEXIONS AUTOUR DES ERREURS QUI ENTOURENT LE DÉVELOPPEMENT DE SON ACTIVITÉ

Erreur vs échec

Tout au long de cet article, j’ai employé volontairement le mot erreur et non pas le mot échec. La raison est simple, je ne considère pas avoir connu d’échec dans mon activité. 

Pour moi, tous les points que je viens d’évoquer sont des erreurs, des bourdes, des coquilles, des petites bosses sur ma route d’entrepreneure, mais pas des échecs. 

Avoir de la gratitude pour ses erreurs

Avec le recul, j’ai finalement beaucoup de gratitude pour chacune des erreurs que j’ai commises au sein de mon business. Eh oui, c’est finalement grâce à elles que j’en suis arrivée là aujourd’hui. 

Les erreurs nous permettent d’avancer et d’apprendre à mieux nous connaître. Si je devais tout recommencer de zéro, je pense que je referai les choses à peu près de la même manière 🙂.

Alors évidemment, sur le moment, les erreurs et les mauvaises décisions ne sont pas une partie de plaisir. Je vous rassure, sur le coup, je ne me dis pas « tiens, quel cadeau se cache derrière ce drama ? » 😂.

J’ai eu, moi aussi, parfois envie de pleurer, de crier ou de tout arrêter. Mais vous verrez qu’après quelque temps, on peut arriver à avoir de la gratitude pour ces épreuves qu’on a traversées. Finalement, elles ont contribué à faire de nous les entrepreneurs que nous sommes ❤️.

Expérimenter les erreurs de ses pairs 

Pour finir, je tenais à vous parler du fait de se brûler sur la vitre de la cheminée… 😄 Qu’est-ce que j’entends par là ? Eh bien, la plupart des erreurs que j’ai commises tombent finalement sous le sens. En vérité, j’aurais pu m’en prémunir. 

J’avais entendu, lu, regardé d’autres entrepreneurs parler de leurs mésaventures, des erreurs à éviter, etc. Et pourtant, je n’ai pas pu m’empêcher de poser la main sur la vitre pour voir si c’était bel et bien brûlant (vous voyez où je veux en venir ?).

Alors, ce n’est pas parce que vous êtes maintenant sensibilisés à ces quelques erreurs que vous ne les commenterez jamais à votre tour. C’est normal. On a tous un peu trop tendance à se dire qu’on va quand même essayer parce que nous, on saura faire 😅. 


Vous l’avez vu, développer son activité, c’est avant tout repérer les difficultés qui se dressent sur notre route d’entrepreneur. J’espère que cet article vous rassure un peu et que vous comprenez que tout le monde commet des erreurs tout au long de son parcours professionnel. Cependant, ces faux pas et ces maladresses ne remettent jamais totalement en cause l’avancée de votre entreprise. Au pire des cas, elle sera juste un peu ralentie. Et si vous voulez un petit coup de pouce, n’hésitez pas à télécharger gratuitement mon plan d’action en 10 étapes pour développer votre business.

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